Je suis développeur web — mon quotidien, c'est du code, pas de l'infra. Un homelab, c'était l'occasion de sortir de ça : reprendre la main sur mes données plutôt que les confier à des services cloud, remplacer quelques abonnements au passage, et surtout toucher à des aspects de l'IT que mon métier ne me fait jamais croiser — réseau, virtualisation, matériel, monitoring.
Le matériel : un Minisforum UN100P (Intel N100, 16 Go) qui fait tourner Proxmox, un NAS UGREEN en RAID1 pour le stockage et les backups, un switch managé, et un onduleur pour ne pas perdre un service au moindre micro-coupure secteur.
Ce qui tourne dessus
- Technitium en résolveur DNS récursif pur (pas de forwarder, ad-blocking sur ~300k domaines)
- Caddy en reverse proxy, certificats wildcard Let's Encrypt via DNS-01
- Home Assistant pour la domotique (Zigbee via un coordinateur réseau dédié)
- Jellyfin avec transcodage matériel sur l'iGPU du N100
- Une stack d'automatisation de médiathèque (*arr), derrière un VPN de sortie
- Paperless-ngx pour la gestion de documents
- Uptime Kuma pour le monitoring, Tailscale pour l'accès distant sans exposer le moindre port sur la box
Une règle, pas un dogme
La seule contrainte que je me suis fixée : aucune exposition Internet directe, jamais de port forwarding. Le reste, je le tranche service par service plutôt que de forcer une cohérence artificielle — Home Assistant tourne en VM pendant que tout le reste est en LXC Docker, parce que c'est ce qui avait le plus de sens pour lui (accès au store d'add-ons, backups Supervisor), pas parce que le pattern général l'exigeait.
Ce que j'apprends en le construisant
C'est là que le homelab tient sa vraie promesse : chaque service déployé m'a fait toucher un truc que je ne pratique jamais en tant que dev web — segmentation réseau, haute dispo d'un bête onduleur, passthrough GPU dans un conteneur, DNS récursif plutôt que simplement résolu. Je reviendrai sur plusieurs de ces chantiers en détail dans de prochains articles.